samedi 19 octobre 2013

Acheter pour ... l'auteur

Ça de l'air simplet dit comme ça, c'est vrai. On aime les oeuvres d'un auteur en particulier, alors systématiquement quand un de ses nouveaux rejetons apparaît sur les tablettes des librairies, on court rapido presto se le procurer. En fait, ce n'est pas exactement de cela dont je veux parler, mais plutôt du phénomène d'acheter un livre pour la personne, l'humain qui se cache derrière. 

Je me suis rendu compte que nombre des romans, recueils de nouvelles ou de poésie, se trouvant dans ma bibliothèque ont été écrit par des gens qui m'ont séduit. Séduit au sens large, je ne prétend pas m'être offert un drink par la colonie littéraire québécoise au grand complet. 

Récemment, au Salon du Livre du Saguenay-Lac-St-Jean, j'ai pu faire la connaissance par exemple d'André Girard, homme littéraire d'importance, ancien enseignant au Cégep de Chicoutimi, qui a un franc parler, une candeur et une intelligence qui nous donne envie de l'écouter. Je me suis procuré Port-Alfred Plaza, publié chez Québec Amérique, le premier d'une de ses trilogies. Ce fut de même pour Richard St-Marie, dont je lis présentement son Inaveu, et dont j'adore à toutes les fois nos discussions. Je pourrais vous en nommer encore beaucoup ...

D'où l'importance pour un auteur de rester lui-même et d'approcher ses lecteurs avec franchise, en tout humanité. Plusieurs facteurs nous portent à acheter un livre. On s'entend que dans une librairie ou lorsqu'on achète un roman étranger, le facteur humain par rapport à l'auteur nous intéresse guère. Mais lorsqu'il s'agit d'un salon du livre, je vais avoir l'habitude d'acheter les livres des amis, des connaissances intéressantes ou simplement des gens que j'apprécie. Bien entendu, le genre et le sujet de son livre doivent m'interpeller, mais je vais être plus enclin à ouvrir mes horizons. Après tout, tant qu'à m'acheter un roman, aussi bien encourager ceux dont j'apprécie la personnalité et la présence ...