dimanche 3 février 2013

L'état de la langue française au Québec

Voici un travail remis dans le cadre de mon cours Communication et expression orale, où il était notamment question de l'état de la langue française au Québec. Il s'agissait en fait d'écrire quelques mots sur nos réflexions. Le travail m'a inspiré un texte plutôt métaphorique et nationaliste. Je voulais quand même vous le partager. Vous comprendrez qu'il ne s'agissait pas d'une dissertation où d'une analyse profonde de la situation, mais plutôt d'un carnet de bord personnel sur nos réflexions. 

À la suite des lectures sur l'histoire du français au Québec, j'ai pu constater que nos frontières linguistiques entourant la province où vivent six millions de francophones sont extrêmement fragiles. On comprend que les habitants d'un région s'adaptent à leur milieu, surtout du point de vue de la langue. 

Ce qu'il y a de plus frappant dans l'histoire, c'est que les Québécois, depuis leur arrivée, non seulement s'adaptent, mais se battent pour garder ce qui a été et restera une des plus belles langues du monde. Lorsqu'on sait que les arrivants français ont unifié leur langue pour bien communiquer, l'ont adapté à leur nouvelle réalité et ont combattu plus tard l'assaut des anglophones dans une Amérique du Nord presque exclusivement anglaise, on peut comprendre qu'encore aujourd'hui, il y a cette dévotion à protéger notre culture linguistique.  Le français n'est plus seulement une manière de s'exprimer pour être comprise, il est devenu notre appartenance à une nation qui ne veut pas perdre ses origines et balayer du revers de la main sa riche histoire. 

C'est pour cette raison que l'état légifère la langue française, lui donne un pouvoir d'exclusivité et tente de donner un bagage de connaissances sur celle-ci à sa population pour que les Québécois apprennent et puissent se réaliser en étant eux-mêmes. Encore aujourd'hui, petite île francophone au milieu d'un océan anglophone, la langue française se contamine des accents de nos voisins puisqu'il y a une certaine promotion de la langue anglaise. Nous voulons à tout prix sortir de notre île et parler la langue des habitants d'en face, au lieu de bien parler la langue qui nous a vu naître et s'affirmer en tant que francophones. Les anglicismes pullulent notre vocabulaire, et même s'ils peuvent parfois lui donner une couleur, la plupart du temps ils ne sont que le fruit d'une certaine lâcheté, d'un abandon devant l'océan qui nous engloutit peu à peu. 

Je suis peut-être idéologique, trop métaphorique, ou bien irréaliste, mais il me semble que de bien parler notre langue, lui garder sa richesse d'antan et ne pas succomber à la tentation de l'anéantir peu à peu s'avèrent encore la meilleure façon de se prouver, ainsi que d'aller en terre étrangère avec ce sentiment de fierté qui nous construit. Et si certains doivent apprendre l'anglais par nécessité, que ces gens-là soient des francophones ouverts à d'autres cultures plutôt que des gens d'une culture effritée devenant tranquillement fermés à leurs propres racines ...