jeudi 24 novembre 2011

L'impression de déféquer

Je bûche depuis peu sur un court roman jeunesse pour 8-12 ans. J'ai l'intention de le finir, puisque le thème m'interpelle et que j'ai envie de faire ressentir aux enfants le plaisir de jouer sur scène et les péripéties qui viennent avec: découverte des costumes, des décors, les amis comédiens, le plaisir des répétitions. Les images sont plus ou moins clairs dans ma tête, mais il me semble que je sais où je m'en vais. Je veux faire une série de romans indépendants qui dépendra du même univers. 

Là où je bloque, c'est que j'ai carrément l'impression de déféquer, de faire de la merde. Je répète toujours les même mots, les évènements m'ont l'air anodin, j'emploie les mêmes expressions. Je capote un peu. Je n'arrête pas de me dire : «Quand tu vas le réécrire, tu vas y mettre le paquet, tout ce que tu sais faire ! » Faut dire qu'en ce moment je suis un peu découragé, même si l'idée continue de me stimuler.

Est-ce qu'il y a une limite à écrire un premier jet de merde? Ou bien si tout est dans la réécriture, dans la façon de remettre sa première version sur les rails ? Est-ce que tout s'enclenche, coïncide, se concrétise dans la réécriture ? 

J'essaie de me rassurer, mais c'est difficile.

Je sais que je suis capable de pondre, en travaillant, une série dynamique où les jeunes trouveront plaisir à découvrir.

Misère !